Tes poireaux brunissent, se creusent de galeries, et dépérissent ? C’est probablement le « ver du poireau » — en réalité les larves de deux ravageurs qui minent la plante de l’intérieur. Comme souvent, tout se joue en prévention.

Deux coupables : teigne et mouche mineuse

Le « ver du poireau » recouvre deux ennemis :

  • La teigne du poireau : une chenille qui mine le fût (la partie blanche) en y creusant des galeries.
  • La mouche mineuse : ses larves creusent des galeries dans les feuilles, qui brunissent.

Dans les deux cas, le mal vient de l’intérieur : difficile à traiter une fois installé, d’où l’importance de prévenir.

Reconnaître les dégâts

Surveille ces signes : des galeries dans les feuilles ou le fût, des feuilles qui brunissent et se dessèchent, un plant qui végète ou pourrit. À l’ouverture d’un poireau atteint, tu trouves souvent la larve et ses galeries.

Protéger : le voile anti-insectes

La parade la plus fiable est le voile anti-insectes, posé dès la plantation. Il empêche les adultes de venir pondre sur les plants. C’est simple, durable, et ça règle l’essentiel du problème.

La coupe des feuilles : prévention maline

Astuce de jardinier : couper les feuilles 2 à 3 fois dans la saison élimine les œufs et les larves installés dans le feuillage. Bonus : les parties coupées (le vert) sont comestibles, à cuisiner.

Autres astuces

  • Dessécher les plants 1-2 jours au soleil avant de les planter : la teigne n’aime pas le sec.
  • Ne composte jamais les feuilles infestées (tu réintroduirais le ravageur) : détruis-les.
  • Pense à la rotation des cultures, et évite de replanter des alliacées au même endroit.

En résumé : le ver du poireau se prévient plus qu’il ne se soigne — voile anti-insectes dès la plantation et coupe régulière des feuilles. Pour la culture complète, va voir Réussir ses poireaux.