La plupart de tes déchets de cuisine et de jardin peuvent aller au compost — c’est tout l’intérêt. Mais quelques matières demandent un peu de prudence, et deux ou trois sont à éviter. Voici le tri clair, pour ne plus hésiter au-dessus du seau.
Ce qui va au compost sans hésiter
Le compost se nourrit de deux familles, qu’on équilibre (deux tiers d’humide, un tiers de sec — voir comment faire son compost) :
- Vert (humide, azoté) : épluchures, marc de café et filtres, fruits et légumes abîmés, fleurs fanées, tontes de gazon (en fine couche), restes de récolte.
- Brun (sec, carboné) : feuilles mortes, brindilles, broyat de taille, carton brun non imprimé, essuie-tout, paille.
Règle simple : plus tu diversifies, meilleur est le compost — chaque matière apporte des nutriments et des micro-organismes différents.
Quelques cas qui reviennent souvent : le marc de café est un excellent activateur (riche en azote, les vers en raffolent) ; le carton et le papier brun non imprimés sont de parfaites matières sèches, à déchirer en morceaux ; les coquilles d’œufs apportent du calcium mais doivent être bien écrasées pour se décomposer. En cas de doute sur une matière, demande-toi simplement : est-elle d’origine végétale et non traitée ? Si oui, elle a presque toujours sa place.
Les cas à nuancer
Quelques matières passent, mais avec une réserve :
| Matière | À faire |
|---|---|
| Peaux d’agrumes | OK en petite quantité ; équilibrer (une pincée de cendre) |
| Mauvaises herbes | OK sauf montées en graine (un tas domestique ne les détruit pas) |
| Plantes malades | Prudence : OK si le tas chauffe, sinon écarter le feuillage atteint |
| Résineux (thuya, cyprès) | Très peu (1-5 % max) — ils ralentissent le compostage |
| Coquilles d’œufs | OK, mais broyées (sinon très longues à se décomposer) |
Ce qu’il vaut mieux éviter
- Viande, poisson, produits laitiers : nuisibles et odeurs. À éviter, ou à la marge seulement.
- Déjections de chien et de chat : risque sanitaire (bactéries) — jamais dans le compost du potager.
- Plastiques, métaux, « compostables » industriels : ils ne se décomposent pas comme on le croit ; hors du tas.
Le geste qui accélère tout : broyer
Une règle souvent négligée : plus les morceaux sont petits, plus la décomposition est rapide et régulière. Avant d’apporter de gros résidus (tiges, branchages, trognons), passe-les à la cisaille ou à la tondeuse. Les jardiniers expérimentés coupent systématiquement leurs déchets — ça donne un compost plus homogène et bien plus vite prêt.
En résumé : presque tout y va, à condition d’équilibrer le vert et le brun, de broyer les gros morceaux, et d’écarter viande, déjections carnivores et herbes montées en graine. Pour le mode d’emploi complet du tas, file voir Comment faire son compost.