Bonne nouvelle pour l’hiver : chaque chou a son mode de récolte, et beaucoup se gardent directement au jardin, où le gel les rend même meilleurs. Tour d’horizon, type par type.

Têtes (cabu, chou-fleur, romanesco) : récolter ferme

Récolte quand la tête est bien formée et ferme. Coupe au sécateur et retire les premières feuilles abîmées. Attention pour le chou-fleur et le romanesco : ne traîne pas, car passé leur point, ils se déforment et montent en fleur. Le chou cabu, lui, patiente plus volontiers.

Chou de Bruxelles : du bas vers le haut

Le chou de Bruxelles se récolte au fur et à mesure : cueille les bourgeons du bas d’abord, puis remonte le long de la tige au fil des semaines. C’est une récolte étalée, et — atout précieux — ils sont meilleurs après les premières gelées.

Kale : feuille par feuille, tout l’hiver

Le kale (chou frisé) est le plus généreux : récolte feuille par feuille, sans jamais arracher le plant. Le cœur continue à produire pendant des mois. Ultra-rustique, il reste dehors tout l’hiver et se cueille au besoin.

Conserver

Selon le type, deux stratégies :

  • Le jardin comme cave : le kale et le chou de Bruxelles restent en terre, le froid les bonifie — tu récoltes quand tu veux.
  • À rentrer : le chou cabu se garde plusieurs mois en cave (tête entière) ou découpé en lanières au congélateur. Le chou-fleur et le romanesco, qui se conservent peu, gagnent à être congelés après récolte.

En résumé : récolte les têtes fermes sans trop attendre, cueille le Bruxelles du bas et le kale feuille par feuille, et laisse le froid faire son œuvre sur les rustiques. Pour la culture en amont, va voir Cultiver les choux ; et pour choisir tes types, Quel chou choisir ?.